CABOU

tu m’gonfles avec tes « gens »

(mardi 14 août 2018)

N’attends pas que l’eau de vaisselle goutte
et gonfle les lattes

Hé ! j’ai bien compris que t’es sous pression
Enchaînement infernal d’une déception
Et au bout du compte, plus d’explication

D’abord, c’est lourd ; état stationnaire
Puis ça se déballonne ; plus de repères

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Arrête de te gâter la vie ! rien à gagner
Entre collègues, à vous bouffer le nez !
Car le tôlier divise pour mieux régner

T’as beau adopter l’humeur furibonde
Tu ne fais rien d’autre que de pourrir ton monde

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Tu ne sais plus quel est ton but supérieur
Dégoûté, tu te vides de l’intérieur,
Et le vide se fait autour du copieur

Tu en viens à maudire le genre humain
Alors que tu pourrais reprendre la main :

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Que sa couleur de peau soit de miel, d’ivoire
ou d’ébène,
Qu’elle porte une bite, un clit ; naine
ou reine...
Ya pas de limite à la connerie humaine !

Mieux vaut partir de ce constat
Que d’en faire son point de trépas

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Ne s’agit pas de refaire l’humanité
Il n’y aura jamais de félicité
Jamais de grand bonheur illimité

Mais ça ne veut pas dire pour autant
Qu’il faut lâcher le morceau, attends…

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Faut partir de ce qu’on est mais j’ai pas dit
Qu’il faut rester là où on nous a mis
Subir l’injustice avec bonhomie

Parce que la révolte est irréversible
Faut mieux éviter d’se tromper de cible

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D’abord tu mets de côté tous tes préjugés
Ya pas de tribus maudites, de peuples sacrés
Pas de races coupables, de divines communautés

Le capitalisme nous tient tous en cage
L’histoire sociale fait le départage

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Je n’te propose pas un parti ou une secte
T’aurais plutôt besoin qu’on te déconnecte
Débarrasse toi de ces parasites
qui te becquettent :

Les Facebook, WhatsApp & consorts
Il n’y a que l’boycott qui t’en sort

Ensuite, comme tu bosses, c’est pas
bien compliqué :
Quand ya un préavis, faut s’impliquer
Se mettre en grève, revendiquer & défiler...

Je sais que c’est vieillot mais je m’en contente
Tant que dans les boîtes, il n’y a que ça
qui se présente

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Tant qu’ils ont besoin de nous pour cuisiner
leur gâteau
Tant qu’on n’sera pas tous remplacés par
des robots
Notre seule force, face à eux, ça reste
notre boulot !

Sans nous, sans notre aval, ils ne sont rien
Alors tous en grève, nom d’un chien !

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Plus simple d’avoir une autorisation de découvert
Que de gagner par la lutte une hausse de salaire
C’est comme ça qu’ils nous tiennent jusqu’au cimetière

Mais ça c’est pire que de la monnaie de singe,
L’argent facile te cuit les méninges !

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Plus de dix ans de recul social
Ce serait la faute aux orgas syndicales ?
Mouais, l’explication me semble un poil bancale !

Qu’est-ce qui empêche « le peuple » de hausser
le ton,
Au lieu de se laisser tondre comme un mouton ?

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Ya le moment du nous et celui du moi
Faut pas tout fourrer dans le même convoi
Sinon, c’est tout le monde qui part de guingois

Rien d’essentiel ne se partage
Place unique pour certains passages

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Le choix : la lutte ou la résignation ?
Passage à l’acte : quelle décision ?
Toi seul peut répondre à ces questions

T’es pas spectateur, tu m’gonfles avec tes « gens »
Tu causes comme si t’étais pas dedans

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Nous ont retourné le cerveau en mode baveuse
Contaminé par cte pseudo socio chiasseuse
Le monde entier est une caqueteuse !

Laisse la tablette, ferme ton smartphone
Et au taf, ne reste pas aphone

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Il n’y a pas de grève par procuration
Il n’y a que l’action ou l’inaction
Il n’y a que les réalisations

Il n’y a que ce qu’on gagne ou ce qu’on laisse
Que par la lutte de classe qu’on progresse

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Il n’y a pas de grève par procuration
Il n’y a que l’action ou l’inaction
Il n’y a que les réalisations

Il n’y a que ce qu’on gagne ou ce qu’on laisse
Que par la lutte de masse qu’on progresse